Aujourd’hui, n’importe qui peut se proclamer éducateur canin, comportementaliste, coach ou expert, sans diplôme reconnu, sans contrôle réel, sans cadre clair. Une carte de visite, un logo, quelques vidéos sur les réseaux, et le tour est joué. Pour les chiens, et pour leurs humains, les conséquences peuvent être lourdes.
Le monde canin est devenu un marché en pleine explosion. Plus de chiens dans les foyers, plus de demandes d’accompagnement, plus de détresse aussi. Face à cela, une offre hétérogène s’est développée, allant du professionnel rigoureux et formé, au pseudo expert autoproclamé. Et c’est là que le débat commence.
Faut il encadrer légalement le métier d’éducateur canin.
Faut il imposer une formation obligatoire, un socle commun de compétences, une éthique professionnelle claire.
Ou faut il laisser le marché s’autoréguler, au nom de la liberté d’entreprendre.
Les partisans d’une régulation parlent de protection animale. Ils rappellent que de mauvaises pratiques éducatives peuvent générer peur, agressivité, détresse émotionnelle, et parfois des morsures. Ils soulignent que l’erreur humaine, mal conseillée, se paie toujours par le chien. Ils défendent l’idée qu’accompagner un être vivant sensible exige plus qu’une opinion personnelle ou une méthode à la mode.
Les opposants à toute régulation dénoncent une standardisation. Ils craignent une perte de diversité des approches, une bureaucratisation du métier, et une exclusion de professionnels expérimentés mais hors cadre académique. Pour eux, la compétence se mesure sur le terrain, pas sur un diplôme.
Mais au fond, la vraie question est ailleurs.
Peut on encore accepter qu’un chien serve de terrain d’expérimentation.
Peut on continuer à banaliser des conseils dangereux sous couvert de liberté.
Peut on ignorer l’impact émotionnel profond que certaines pratiques ont sur les chiens, et sur leurs familles.
Dans d’autres secteurs liés au vivant, santé, enfance, sport, l’encadrement est une évidence. Pourquoi le chien, être sensible reconnu par la loi, ferait exception.
Réguler ne veut pas dire uniformiser. Réguler, c’est poser un cadre, protéger les plus vulnérables, responsabiliser ceux qui exercent, et redonner de la crédibilité à un métier trop souvent discrédité par des dérives visibles sur les réseaux.
La question n’est donc pas de savoir si tous les éducateurs doivent penser pareil.
La question est de savoir si tous les chiens méritent un accompagnement respectueux, compétent et éthique. ![]()
Et toi, tu en penses quoi.
Régulation nécessaire ou fausse bonne idée.
Dis le en commentaire, le débat est ouvert. ![]()
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